Le printemps apporte le soleil, les fleurs et… le retour du frelon asiatique. Ce prédateur invasive se remet à bâtir ses nids maintenant. Si vous êtes apiculteur, élu local ou simplement riverain, il faut agir vite. Voici ce que vous pouvez faire dès aujourd’hui pour protéger les ruches et limiter l’expansion.
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Pourquoi l’alerte est réelle
Chaque printemps, les fondatrices sortent de leur hivernage. Elles cherchent un endroit pour construire un nid. Un nid moyen consomme plus de 11 kilos d’insectes entre mars et octobre. Les abeilles font partie de leur menu. Pour une ruche, la pression se traduit par moins d’abeilles en sortie. Elles vont chercher moins de pollen. La colonie finit par stresser. Des apiculteurs signalent déjà des pertes possibles en fin d’hiver si rien n’est fait.
La situation locale est préoccupante. L’an dernier, plus de 5 000 nids ont été signalés en Savoie et en Haute-Savoie. Le phénomène augmente depuis plusieurs années. Les chiffres montrent que la lutte doit être coordonnée et précoce.
Piéger maintenant, c’est réduire les nids plus tard
Le moment clef, c’est le printemps. Piéger les fondatrices permet d’éviter des nids en été et en automne. Les apiculteurs engagés organisent des campagnes de piégeage coordonnées. Ils couvrent le territoire autour des ruchers et relèvent les pièges chaque semaine pour suivre l’invasion.
Comment piéger sans nuire aux autres insectes
Utilisez des pièges sélectifs. Ils comportent une petite grille qui empêche les frelons de ressortir. Les autres insectes de petite taille peuvent s’échapper. Préférez des appâts recommandés par des professionnels. Vérifiez les pièges une fois par semaine. Retirez et neutralisez les frelons capturés selon les instructions locales.
Organisation locale et mobilisation citoyenne
La coordination est essentielle. Des référents locaux organisent des réunions au printemps. Ils définissent où positionner les pièges pour mailler le territoire. Cette méthode diminue les doublons et augmente l’efficacité. Tous les habitants peuvent participer en signalant un nid sur frelonasiatique.fr. Mais attention. N’intervenez pas vous-même pour détruire un nid. Les frelons peuvent être dangereux. Certains nids sont installés entre des murs élevés ou dans des arbres. Faites appel à des professionnels formés.
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Des actions qui demandent plus de moyens
Le gouvernement a présenté un plan national issu d’une loi de mars 2025. Ce plan vise à contrôler et limiter l’expansion. Il ne promet pas l’éradication. Trois axes sont privilégiés. Mieux connaître l’insecte. Mieux organiser la lutte. Mieux coordonner les acteurs. Pour la première fois la lutte reçoit un budget national. Il est fixé à 3 millions d’euros par an.
Ce montant soulève des critiques. Certaines organisations estiment qu’il faudra beaucoup plus pour être efficace. L’Union nationale de l’apiculture française a chiffré un besoin bien supérieur. Des experts réclament des financements pour payer du personnel local, fournir du matériel et financer la recherche. Sans moyens locaux suffisants la stratégie risque d’être inefficace.
Que faire dès maintenant si vous êtes concerné
- Installez des pièges sélectifs autour des ruchers dès le printemps.
- Participez aux réunions locales pour coordonner les positions.
- Contrôlez les pièges chaque semaine et suivez les protocoles.
- Signalez tout nid sur frelonasiatique.fr pour permettre le suivi national.
- Ne tentez pas de détruire un nid vous-même. Contactez des professionnels formés.
Risques pour les humains et rendez-vous politique
Le frelon asiatique n’est pas seulement une menace pour les abeilles. Des attaques peuvent être dangereuses pour les personnes. Des cas graves ont été signalés, y compris un décès lié à une attaque. C’est une raison supplémentaire de confier les interventions à des équipes spécialisées.
Des experts doivent rencontrer le ministère de la Transition écologique pour discuter du financement et des priorités. Les décisions prises dans les semaines à venir vont déterminer la capacité des territoires à répondre cette saison. Si vous êtes élu ou responsable local, c’est le moment d’agir et de demander des moyens ciblés.
Conclusion : agir vite et ensemble
Le printemps est une fenêtre d’action. Piéger tôt les fondatrices diminue le nombre de nids cet été. La mobilisation des apiculteurs, des collectivités et des particuliers est décisive. Signalez, coordonnez et faites confiance aux professionnels pour les destructions. Sans efforts collectifs et moyens renforcés, la menace pour les abeilles et pour certaines personnes risque de s’amplifier.


