Et si vos promenades dominicales et vos trajets habituels devenaient utiles à la recherche ? La science moderne ouvre ses portes au grand public. Vous pouvez observer, compter, photographier et ainsi aider les chercheurs sans sortir d’un outil simple comme un smartphone.
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Pourquoi vos observations comptent
Les sciences participatives comblent des lacunes que les laboratoires ne peuvent pas couvrir. Elles offrent une couverture géographique large et une continuité dans le temps. Les chercheurs obtiennent des séries de données sur des dizaines d’années, précieuses pour suivre l’évolution des espèces.
Au MNHN, plusieurs dizaines de programmes existent via le portail Vigie-Nature, en partenariat avec l’Office français de la biodiversité. Certains suivis datent même de 1989 et continuent aujourd’hui. Ces contributions citoyennes donnent une puissance d’observation nouvelle et surprenante.
Trois moyens simples de participer
Vous n’avez pas besoin d’être expert. Voici trois programmes accessibles, concrets et faciles à rejoindre.
- Bugs Matter : un programme récent pour estimer la quantité d’insectes écrasés sur des plaques d’immatriculation. Téléchargez l’application, nettoyez votre plaque, prenez une photo avant de partir, conduisez votre trajet puis reprenez une photo. Une intelligence artificielle analyse les images et compte les impacts. Les données incluent le lieu, l’heure et le milieu traversé.
- Spipoll : observez et photographiez les pollinisateurs dans votre jardin ou lors d’une balade. Vous envoyez vos clichés via la plateforme du Muséum. Ce programme a déjà enregistré plus de 225 000 participations en près de vingt ans.
- Espions des océans (Ifremer) : identifiez des espèces sur des photos marines. Vous choisissez un type d’environnement (récifs profonds, côtes, sources hydrothermales), utilisez les exemples fournis et marquez les organismes visibles. Aucune compétence préalable n’est nécessaire, et chaque image est passée en revue plusieurs fois.
Que deviennent vos données ?
Les observations citoyennes alimentent des bases de données utilisées par les chercheurs. Elles servent à cartographier la biomasse, à détecter des tendances et à croiser les informations avec des variables comme l’usage des pesticides.
Les images annotées aident aussi à entraîner les algorithmes d’IA. Plus vous participez, plus les outils automatiques gagnent en fiabilité. Finalement, ces données sont partagées avec la communauté scientifique pour des études et des politiques publiques.
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Des participants qui s’engagent
Beaucoup de bénévoles s’attachent à ces missions. Par exemple, un photographe retraité s’est pris au jeu de Spipoll depuis 2018. Il valide régulièrement des observations, sort dès que le temps le permet et espère que ces collectes déboucheront sur des mesures de protection concrètes.
De même, des milliers de personnes ont contribué à Espions des océans depuis sa création. Le public se découvre curieux et fier d’aider. Ces programmes créent un lien direct entre observation de terrain et avancée scientifique.
Comment débuter en trois étapes
- Téléchargez l’application ou créez un compte sur la plateforme du programme choisi.
- Suivez les consignes simples (prendre une photo, utiliser un formulaire, annoter une image).
- Partagez régulièrement vos observations. Même une contribution courte compte beaucoup.
Pourquoi vous devriez essayer dès maintenant
Participer, c’est utile et gratifiant. Vous aidez la recherche, vous apprenez à reconnaître des espèces et vous passez plus de temps en nature. Les programmes sont conçus pour être accessibles. Ils vous offrent aussi la joie de voir que de petites actions s’additionnent pour produire des résultats sérieux.
Alors, êtes-vous prêt à transformer une balade ordinaire en une action scientifique ? La science a besoin de vous et commence par un geste simple : photographier, compter, noter. Votre contribution peut faire la différence.


